Trouble bipolaire

Le trouble bipolaire associe épisodes maniaques suivis d’épisodes dépressifs. Il touche 1,2% de la population et autant les hommes que les femmes. L’âge de début se situe entre 18 et 25 ans. Le suicide concerne 15 à 20% des malades.

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Épisode maniaque : exaltation de l’humeur, labile (du rire aux larmes), irritable avec augmentation de l’intensité des émotions. Il existe une accélération psychomotrice touchant la pensée, le discours, le visage et le comportement (agitation stérile, achats inconsidérés). On peut retrouver des idées délirantes de thème de grandeur, filiation, persécution.

Épisode depressif : humeur dépressive avec perte de la sensation de plaisir, ralentissement psychomoteur avec fatigabilité, ruminations anxieuses, pessimisme, autodépréciation, reconstructions négatives du passé et idées suicidaires. Idées délirantes congruentes à l’humeur : culpabilité, ruine, hypochondrie, incurabilité, syndrome de Cotard (négation d’organe, damnation, immortalité).

Épisode mixte : présence de symptômes dépressifs et maniaques au cours du même épisode thymique.

Pour poser le diagnostic de trouble bipolaire, il faut la survenue :

  • d’épisodes dépressifs et maniaques (trouble bipolaire de type 1)
  • d’épisodes maniaques (trouble bipolaire de type 1)
  • d’épisodes dépressifs et hypomaniaques (trouble bipolaire de type 2)

Un seul épisode maniaque suffit pour poser le diagnostic de trouble bipolaire (type 1).

La prise en charge associe traitement pharmacologique, psychoéducatif, psychothérapeutique et psychosocial.

Le traitement pharmacologique doit distinguer le traitement de l’épisode aigu réalisé en urgence, souvent en hospitalisation avec ou sans consentement, du traitement de fond de prévention des rechutes. En urgence : thymorégulateur avec neuroleptiques sédatifs et/ou benzodiazépines. En prévention des rechutes : thymorégulateurs pendant une année minimum après le premier épisode maniaque, pendant au moins 5 ans s’il existe plusieurs épisodes.

Trois types de thymorégulateurs sont possibles :

  • les sels de lithium
  • les anticonvulsivants (carbamazepine, valproate, lamotrigine)
  • les antipsychotiques (olanzapine, amilsupride…)

L’éducation thérapeutique est indispensable.

 

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